Tribune de novembre 2020 : les balades urbaines de Mme le Maire

Les nombreux échanges entre habitants de tous horizons, quartiers et âges avaient permis de co-construire avec une partie d’entre vous des propositions innovantes pour dynamiser la ville.

Notre programme proposait notamment la création de comités de quartiers et de groupes actions projets (GAP) pour vous permettre de contribuer aux actions du Conseil Municipal tout au long du mandat. Mme le Maire a fait le choix d’un autre cadre en rencontrant des habitants dans leur quartier lors de « balades urbaines ».

Hélas, cela nous paraît insuffisant. En effet, la configuration ne permet pas de pouvoir entendre toutes les questions et réponses apportées. Un « moment d’échange collectif » pas très efficace donc. De plus, d’autres questions subsistent : 

  • Comment sont restitués puis traités les problèmes évoqués ? 
  • Quel support est mis à disposition pour que même les absents puissent savoir ce qui est dit dans chaque quartier ?
  • Comment sont croisés les problèmes similaires existants dans plusieurs quartiers (saleté, nuisances sonores, petite délinquance, état de la voirie, entretien des espaces verts, etc.) ?
  • Comment recenser les désagréments qui empoisonnent la vie des habitants quand le cahier écrit de correspondance en Mairie a disparu ?

Cette analyse, si elle existait et était partagée avec les citoyens, permettrait à la majorité de définir des plans d’action globaux : un plan de propreté pour la ville, un plan de prévention et d’animation auprès des jeunes, etc. C’était dans notre programme : faire vivre des comités de quartiers avec des propositions concrètes co-construites avec les premiers concernés. Une réflexion et une action de fond qui partiraient des habitants POUR les habitants. Et c’est ça, la « démocratie participative » : des GAP et non pas de simples réunions d’informations publiques ; des budgets participatifs plutôt que des « projets » définis par les élus mais des projets laissés au libre choix des habitants, etc.

Après l’écologie, la majorité municipale se découvre donc de l’appétence pour la « démocratie participative ». D’après nous, ce dispositif se rapproche plus de la consultation et de la communication que d’un réel outil de « démocratie participative ».

Aucune traçabilité ni exposé sur le suivi des sujets, mais des photographies pour Facebook le soir même, ça oui ! La « démocratie participative » serait-elle un concept journalistique ? Pourtant elle comporte de nombreux outils et elle se vit et se pratique au quotidien par de plus en plus d’organisations.

Rappel : Cette tribune ne comporte ni titre, ni sous-titre, ni photo, ni image, ni style (gras, italique, souligné) car les vingt-six élus de la majorité LR-UDI ont refusé lors du Conseil Municipal du 7 octobre 2020 cette possibilité en rejetant l’amendement n°35 déposé par notre groupe à l’occasion de la révision du règlement intérieur du Conseil Municipal. Elle peut aussi paraître en retard par rapport à l’actualité car il nous est demandé de la fournir pour le 15 du mois précédent.

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